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Lʼimaginaire politique (suite)

Chers amis et membres de notre Association,

voici les enregistrements de la 3ème rencontre Castoriadis qui sʼest tenue à Klangenfurt et à Vienne:

http://philo.aau.at/web/index.php?r=imaginairepolitique

L’imaginaire politique
 

Autonomie ou barbarie

La démocratie radicale de Cornelius Castoriadis et ses défits contemporains

Manuel Cervera-Marzal, Eric Fabri,

Apparu dans l’antiquité grecque et, particulièrement, dans la démocratie athénienne, reformulé et enrichi, après une longue éclipse, à partir de la Renaissance et dans le mouvement des Lumières, le projet d’autonomie, affirmait Cornelius Castoriadis il y a quarante ans, est « une plante historique à la fois vivace et fragile ». Ce constat est, aujourd’hui encore, d’une puissante actualité. Des « révolutions arabes » aux mobilisations turques, grecques, espagnoles ou même états-uniennes, du « réveil indigène » en Amérique latine aux expérimentations sociales menées dans les ZAD, on observe un renouveau des résistances démocratiques au désordre établi du capitalisme mondialisé. Face à cette vivacité renaissante, la fragilité du projet démocratique effraie : l’emprise démultipliée de l’imaginaire néolibéral, le fantasme de maîtrise illimitée porté par la technoscience, mais aussi la montée des droites extrêmes et l’essor des intégrismes religieux en témoignent sinistrement. Au vu des risques contemporains qui planent sur le projet d’autonomie, il importe plus que jamais de prêter attention aux processus qui conduisent les sociétés à se dessaisir de leur capacité à se donner leurs propres lois. Ce livre, qui prend le temps d’éclairer les principaux concepts de la pensée de Castoriadis, s’appuie sur la grande fécondité de ses travaux pour interroger les logiques multiples de domination et d’aliénation qui travaillent nos sociétés. Il montre que celles-ci ne pourront maintenir leur autonomie qu’a condition de désirer faire de son exercice collectif le fondement permanent de leur ordre politique.

Manuel Cervera-Marzal et Éric Fabri ont dirigé cet ouvrage. Outre les leurs, il réunit les contributions de Philippe Caumières, Antoine Chollet, Yohan Dubigeon, Olivier Fressard, Romain Karsenty, Nicolas Poirier, Arnaud Tomès, Stéphane Vibert, Audric Vitiello, Jean Vogel et Sophie Wustefeld.
 

Aux édition du Sandre

La Société Bureaucratique

Après les deux volumes de la Question du Mouvement ouvrier et les deux volumes de Quelle démocratie?, vient deparaître aux édition du Sandre La Société Bureaucratique. Edition préparée par Enrique Escobar, Myrto Gondicas, Pascal Vernay.
 

Retrouver Castoriadis

Rencontre autour de Castoriadis, une Vie



Le 29 novembre 2014 | 19:00

Maison de la Poésie, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris

Retrouver Castoriadis

Rencontre autour du "Castoriadis" de François Dosse, avec Daniel Cohn-Bendit et François Dosse, animée par François Bordes

Penseur essentiel du XXe siècle, Cornelius Castoriadis est l’auteur d’une œuvre vaste touchant à de nombreuses disciplines. Résistant révolutionnaire en Grèce pendant la guerre, il arrive en France à 23 ans. Il contribue à la création de Socialisme ou barbarie, l’une des branches les plus vivaces de la gauche radicale. Économiste, philosophe, psychanalyste, militant politique, il est l’auteur de nombreux ouvrages majeurs parmi lesquels L’Institution imaginaire de la société et les six volumes des Carrefours du labyrinthe.

La parution récente de la biographie de François Dosse (Castoriadis. Une vie, La Découverte, 2014) est l’occasion d’interroger cette œuvre-clef dont l’influence est aussi profonde qu’actuelle.

Rencontre avec Daniel Cohn-Bendit et François Dosse animée par François Bordes (IMEC)

Soirée organisée par La Maison de la Poésie en partenariat avec l’IMEC

En savoir plus

 http://www.imec-archives.com/agenda/retrouver-castoriadis/#prettyPhoto

 
 
 

Social and critical theory

Cornelius Castoriadis and Radical Democracy

Vient de paraître aux éditions Brill le 16ème volume de Social and critical theory dédié à la pensée de Cornelius Castoriadis, une collection de treize textes de différents chercheurs, édité par Vrasidas Karalis et intitulé: Cornelius Castoriadis and Radical Democracy

 

 

Rencontres Castoriadis 2014 Question de frontière(s)

Journées d’études du réseau « Imaginaire Social et Création »

Secondes Journées d’Etudes du réseau Imaginaire Social et Création

23-24 mai 2014 - Caen/Paris IMEC- Paris VII

Comité de pilotage : François Bordes, Zoé Castoriadis, Philippe Caumières, Sophie Klimis, Mats Rosengren

 http://www.imec-archives.com/agenda/question-de-frontieres-frontieres-en-question/

 

Vers un renversement du projet d’autonomie ?

La démocratie radicale de Cornelius Castoriadis et ses défis contemporains.

Les jeudi 24 et vendredi 25 avril prochains, à l’Université Libre de Bruxelles, se tiendra le colloque : Vers un renversement du projet d’autonomie ? La démocratie radicale de Cornelius Castoriadis et ses défis contemporains.

Contact : eric.fabri@ulb.ac.be

 

Assemblée générale de l’Association

le 16 novembre 21013

Chers amis et membres de notre Association,

Nous serons heureux de vous rencontrer lors de notre AG qui se tiendra le

Samedi 16 novembre

A 14 heures précises

Dans les locaux de l’IMEC

174 rue de Rivoli 75001

Métro Palais Royal‎

01 53 34 23 23
 

Le 15 novembre 2013, parution aux Éditions du Sandre des deux volumes de

Quelle démocratie ?
Tome 1
(volumes 3 et 4 des Écrits politiques (1945-1997) de Castoriadis)
édition présentée et annotée
par Enrique Escobar, Myrto Gondicas et Pascal Vernay

 
 

Cornelius Castoriadis et Claude Lefort : l’expérience démocratique

Colloque organisé par le laboratoire Sophiapol, Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, sous la responsabilité de Nicolas Poirier Mardi 15, mercredi 16 et jeudi 17 octobre 2013

Penser de façon conjointe les itinéraires de Cornelius Castoriadis et de Claude Lefort n’est pas quelque chose qui va de soi. Car si les parcours de Castoriadis et de Lefort ont pu effectivement se rejoindre dans le cadre du travail d’analyse critique mené à Socialisme ou Barbarie ou même dans les années 1970, au sein de revues comme Textures ou Libre, leurs tracés ne se confondront pour ainsi dire jamais et, s’il faut bien parler dans leur cas de convergences, celles-ci doivent plutôt être appréhendées comme des points de rencontre autour de problématiques et d’oppositions communes que comme l’aboutissement d’une réflexion menée de concert à partir d’une même sensibilité philosophique et politique. En fait, à étudier l’évolution conjointe des pensées de Castoriadis et de Lefort, il est surprenant de constater leur proximité sur un certain nombre de problèmes (l’analyse du phénomène bureaucratique, la volonté de ne jamais céder sur l’exigence démocratique notamment), en même temps que leurs différences importantes sur ces mêmes questions, les croisements de leurs itinéraires étant inséparables des points de rupture, les rencontres entre leurs pensées ne se métamorphosant jamais en recoupements purs et simples.

 

Rencontres Castoriadis 6 - 8 Juin 2013

Premières Journées d’Etudes du réseau Imaginaire social et Création Caen– Paris

L’imaginaire de la ville

L’imaginaire de la ville, c’est bien sûr celui qu’elle suscite, celui qui nourrit la littérature, le cinéma, la musique ou encore la bande dessinée ; mais c’est également l’imaginaire relevant d’un collectif anonyme, comme dit Castoriadis : celui qui a présidé à l’institution même de la ville et qui renvoie à la dynamique qui la caractérise. Structurante pour les individus, la ville est en effet elle-même structurée par une certaine vision du monde : elle est une forme social-historique que l’on ne saurait réduire à des éléments constituants, mais qu’il convient d’envisager comme une totalité signifiante.

Aussi, loin de prétendre en rendre compte à partir de ce qu’elle n’est pas, s’agit-il de considérer la ville en tant que telle et de saisir les significations imaginaires qui la spécifient, lesquelles revoient aux significations centrales du monde social où elle s’inscrit. Pour les sociétés occidentales modernes, il s’agit du projet de maîtrise pseudo-rationnelle de la nature et des hommes et du projet d’autonomie qui, bien qu’hétérogènes en droit, structurent de fait (conjointement) les différentes dimensions de la société. Il n’est dès lors pas étonnant que quelqu’un comme Henri Lefebvre ait souligné cette ambivalence, assurant que, tout en étant aliénante, la ville moderne portait en elle des possibilités émancipatrices.

La question reste toutefois de savoir ce qu’il en est d’une telle approche alors que le néolibéralisme signe l’éclipse du projet d’autonomie. Aujourd’hui, la ville post-industrielle en appelle au « créatif » dans les formes les plus variées et les politiques d’aménagement du territoire entendent promouvoir, sinon programmer, la création dans tous les domaines, notamment culturels. Pour séduisante qu’elle soit en apparence, une telle démarche semble conduire à une ségrégation sociale incompatible avec le projet d’autonomie défendu par Castoriadis. Faut-il penser qu’elle éteint ainsi toute formes de résistance ? Ce serait réduire le développement de la ville à l’action volontaire et consciente des individus qui la composent, alors même qu’il ne cesse de la déborder pour s’affirmer comme une véritable création de soi. Si « la ville est la forme de l’humanité » comme dit Claudel, c’est dans la mesure où l’homme ne cesse d’altérer les formes de l’humanité, de les inventer, de les créer.

C’est ce que nous tâcherons d’envisager au travers de réflexions et d’analyses in situ, tant sur les rives de l’Orne qu’à Paris.

Comité d’organisation 2013 : Association Castoriadis, IMEC, Université Södertörn de Stockholm, en partenariat avec la ville de Caen.

Responsable scientifique : Philippe Caumières (p.caum@orange.fr)

Coordonnateur : François Bordes (francois.bordes@imec-archives.com)

 

Emission France Musique

Les traverses du temps

Dans le cadre de l’émission ’Les traverses du temps’ sur France culture le mardi 20 novembre à 19 heures sera diffusé une composition de Philippe Démier, ’le temple du sens’, tombeau pour Castoriadis.
 

La question du mouvement ouvrier Tome 1,

Ecrits politiques 1945-1997

Viennent de paraître

aux éditions du Sandre les deux premiers volumes des écrits politiques de Castoriadis.

Edition préparée par Enrique Escobar, Myrto Gondicas, Pascal Vernay.

416 pages

 

La question du mouvement ouvrier, Tome 2

Ecrits politiques 1945-1997, II

Vient de paraître

aux Editions du Sandre

Edition préparée par Enrique Escobar, Myrto Gondicas et Pascal Vernay.

574 pages.

 

La culture de l’égoïsme

postface Jean-Claude Michéa

En 1986, la chaîne de télévision britannique Channel 4 organisait une rencontre entre Cornelius Castoriadis et Christopher Lasch.

La collection Climats de Flammarion a décidé de publier cet entretien.

104 pages

 

Sur la démocratie athénienne

Castoriadis par Chris Marker

"Une leçon de démocratie" est le titre de l’hommage au cinéaste disparu le 29 juillet, que le site Mediapart a mis en ligne. Il s’agit de la totalité de l’entretien avec Castoriadis que Chris Marker avait réalisé dans le cadre de la série pour la TV intitulée "l’héritage de la chouette"

http://www.mediapart.fr/

Vous pouvez voir cette video ici:

Video 1 (184MB) | Video 2 (184MB) | Video 3 (130MB)
Video 1 (131MB) | Video 2 (131MB) | Video 3 (93MB)

 

La Ciudad y las Leyes

Lo que hace a Grecia, 2

Vient de paraître aux éditions Fondo de Cultura Economica la raduction en espagnol (amerique latine) du deuxième volume des séminaires sur la Grèce intitulé La Cité et les lois.
 

IX journées Castoriadis : Art et Autonomie.

 Jeudi 24 et vendredi 25 mai 2012

Journées d’études organisées avec le soutien du FNRS, du Centre Prospéro et de l’IRSI des FUSL.

Programme

Jeudi 24 mai 2012

Matin.

9h30-10h. Accueil et ouverture des Journées par Sophie KLIMIS (Facultés Universitaires Saint-Louis)

10h-10h45. Raphaël GELY (FNRS-UCL/FUSL) : « Le corps comme œuvre d’art. Réflexion à partir de Castoriadis et Merleau-Ponty ».

10h45-11h15. Discussion

11h15-12h. Mats ROSENGREN (Université de Södertörns, Suède): « Doxology, Castoriadis, Art »

12h-12h30. Discussion

Pause midi. 12h30-14h.

Après-midi.

14h-14h45. Mathieu MENGHINI (Haute Ecole de Travail Social de Genève, ancien directeur du Forum Meyrin de Genève) : « Médiation et sujet »

14h45-15h15. Discussion.

15h15-16h. Emanuele PROFUMI (Universidad de Barcelona) : « Sur la création artistique : la distance du Chaos. Une réflexion à partir de Castoriadis »

16h-16h30. Discussion

16h30-16h45. Pause café

16h45-17h30. Theofanis TASIS (FUSL — European Post-Doctoral Fellowship Marie Curie) : « Improvising in front of the abyss: Castoriadis on art and autonomy »

17h30-18h. Discussion

Vendredi 25 mai 2012 de 10h à 18h45

Matin

9h30-10h15. Laurent LEYLAVERGNE, (Poitiers) : « Mortalité, a-sensé, violences concentrationnaires et exterminatrices : que peut l’art ? »

10h15-10h45. Discussion

10h45-11h30. Pierre VINCKE (Directeur de RCN Justice & Démocratie) : « Théâtre et promesse de démocratie au Burundi »

11h30-12h. Discussion

12h-12h15. Pause Café

12h15-13h. Claudia BOSSE (metteur en scène, artiste, directrice du Theatercombinat de Vienne) : « Thoughts and Methods around Dominant Powers. Que faire alors?, A Contemporary Tragedy, an Installation, a Performance, an Acoustic Landscape, developed in different versions and spaces for Vienna, Tunis and Zagreb (in planning) ».

13h-13h30. Discussion

Pause midi 13h30-14h30

Après-midi

14h30-15h15. Isabelle OST (FUSL) : « Penser l’art comme « chaoïde » (Deleuze) »

15h15-15h45. Discussion

15h45-16h30. Philippe DEMIER (Musicien compositeur, Université de Paris 8) : « Les formes du chaos et du pensable : un cheminement dans Le Temple du sens ».

16h30-17h. Discussion

Pause café. 17h-17h15.

17h15-18h15. Table ronde avec tous les intervenants.

Clôture des Journées

ADRESSE :
Facultés Universitaires Saint-Louis,
43, Boulevard du Jardin Botanique
1000 BRUXELLES

L’entrée est libre.

RENSEIGNEMENTS : Prof. Sophie KLIMIS, sklimis@fusl.ac.be
 

Socialisme ou Barbarie

Analyses et témoignages

Vient de paraître aux éditions des Facultés Universitaires Saint Louis
sous la direction de Sophie Klimis, Philippe Caumières et Laurent Van Eynde (éd.) et la collaboration de Bernard Quiriny ; Antoine Chollet ; Amparo Vega ; Fabien Delmotte ; Patrick Marcolini ; Daniel Ferrand ; Daniel Blanchard ; Helen Arnold et Enrique Escobar

L’histoire du groupe «Socialisme ou Barbarie» ressemble à celle de toutes les avant-gardes : extrêmement isolé durant son existence (1949-1967), il est devenu quasi-mythique aujourd’hui sans que son apport théorique soit mieux connu. Ses analyses de la bureaucratie n’ont guère été lues par les courants de la
gauche critique, et s’il a influencé la mise en cause du marxisme
 

Socialisme ou Barbarie

Analyses et témoignages

Socialisme ou Barbarie aujourd’hui. Analyses et témoignages

sous la direction de Sophie Klimis, Philippe Caumières et Laurent Van Eynde (éd.) et la collaboration de Bernard Quiriny ; Antoine Chollet ; Amparo Vega ; Fabien Delmotte ; Patrick Marcolini ; Daniel Ferrand ; Daniel Blanchard ; Helen Arnold et Enrique Escobar

L’histoire du groupe «Socialisme ou Barbarie» ressemble à

celle de toutes les avant-gardes : extrêmement isolé durant son

existence (1949-1967), il est devenu quasi-mythique aujourd’hui

sans que son apport théorique soit mieux connu. Ses analyses

de la bureaucratie n’ont guère été lues par les courants de la

gauche critique, et s’il a influencé la mise en cause du marxisme

dans le champ intellectuel français à la fin des années 1970,

c’est au prix d’une dénaturation profonde de ses idées dans la

mesure où elle n’avait comme objectif que de dénoncer le

totalitarisme communiste, passant sous silence ses critiques du

capitalisme.
 

Toplum, Ingeleminde Kendini Nasil Kurar?

CILT 2 Toplumsal Ingelem ve Kurum

Vient de paraître aux éditions Iletisim d’Instanbul le deuxième volume de L’institution Imaginaire de la société.
 

Art et autonomie

Bruxelles : 9èmes Journées d’études Castoriadis - 24-25 mai 2012.

Facultés Universitaires Saint Louis,

Boulevard du Jardin Botanique, 43 - B-1000

 

Résumé de la thématique

Dans le cadre de ces 9èmes Journées d’études Castoriadis, nous souhaitons travailler sur les interactions, les tensions, voire, les contradictions, qui sous-tendent le double sens implicite à notre intitulé : l’art comme créateur d’un monde autonome/l’art comme vecteur du projet politique d’autonomie, c’est-à-dire d’émancipation démocratique. Castoriadis thématise sous forme de « paradoxe extrême » cette double visée de l’art : « totalement autarcique, se suffisant à lui-même, ne servant à rien, l’art n’est aussi que comme renvoi au monde et aux mondes, révélation de celui-ci comme un être-à perpétuel et inexhaustible moyennant l’émergence de ce qui, jusqu’alors, n’était ni possible, ni impossible : de l’autre » (Fenêtre sur le chaos, p. 27). Selon Castoriadis, le mode d’être spécifique de l’art est en effet de donner forme au chaos. Récusant toute théorie de la mimèsis, Castoriadis considère que l’art « n’imite » rien, si ce n’est ce qui caractérise fondamentalement l’être dans son ontologie de la création : la vis formandi. L’art est une puissance de création qui dévoile et présente (sans symbolisation, sans allégorisme) le chaos ou l’abîme originaire de l’être, — recouvert par l’institution sociale dans la vie quotidienne —, « moyennant un « donner forme » et en même temps la création d’un cosmos par ce donner forme » (Fenêtre sur le chaos, p. 135).

 

Comment je ne suis pas devenu musicien

Entretien radiophonique entre la pianiste grecque Dora Bacopoulou et Cornelius Castoriadis diffusé le 22 novembre 1996 sur le « Troisième Programme » en Grèce. Traduit du grec par Cybèle Castoriadis et Myrto Gondicas. Titre et notes en bas de pages des traductrices.

Dora Bacopoulou. Pouvez-vous nous dire quand et comment naît votre amour pour la musique ?

Cornelius Castoriadis. Cela n’a vraiment rien de très original, je le dois à mes parents, ils adoraient tous deux la musique. Ma mère, sans être une pianiste professionnelle, jouait très bien du piano. J’ai donc baigné dans cette atmosphère. Nous avions aussi à la maison un phonographe et des disques : des chansons, des extraits d’opéras, etc. Je me revois enfant dans le grand salon que l’on ne chauffait pas l’hiver pour faire des économies. Je m’asseyais sur un pouf à côté du piano, j’écoutais jouer ma mère. Du Chopin, les Valses, la Grande Polonaise, d’autres choses, et je me perdais dans cette musique.

 

Musique pour Cornelius Castoriadis

Le Temple du Sens

Phlippe Démier, 07/10/2008

extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5

Le compositeur Philippe Démier s’est inspiré de l’oeuvre de Castoriadis pour cette création, qu’il lui a dédiée. Vous pouvez en écouter des extraits en cliquant sur les icônes. Interprétation : orchestre du Festival Envolées musicales.

 

du 23 au 25 mars 2007 Colloque de la Nordic Summer University

La rencontre organisée par la Nordic Summer University à Paris en février dernier a donné naissance à un projet de séminaire d’une durée de trois ans (2007-2010) intitulé « Création, rationalité et autonomie » consacré à l’étude de l’œuvre de Castoriadis et qui se déroulera dans le cadre de NSU.

Vendredi 23 mars 2007 - Sénace d’ouverture
Södertörns University College, MB503

Samedi 24 et dimanche 25 mars 2007 - Atelier
Södertörns högskola MB736

Cette rencontre se déroulera en anglais

Pour plus de détails voir

www.nsuweb.net Study circle 8: Creation, Rationality and Autonomy

Le programme détaillé de la rencontre

On peut se reporter également au blog créé à cette occasion

Blog at http://castoriadis.blogspot.com

Les initiateurs de ce projet prometteur sont :

Anders Ramsay et Ingerid Straume ainsi que Fotis Theodoridis, Mona Ringvej and Mats Rosengren

 

Quelques repères biographiques

Cornelius CASTORIADIS

(1922-1997)

Né à Constantinople en 1922, arrivé en France en 1945 pour y faire une thèse de philosophie, puis installé dans ce pays où il écrira toute son œuvre en français, Castoriadis a marqué son époque à deux titres. Sur le plan politique d’abord : il fut le co-fondateur et l’animateur principal, de 1949 à 1965, d’un groupe et d’une revue, Socialisme ou barbarie (issus d’une dissidence avec le mouvement trotskyste, ils s’en éloigneront au point de rompre avec le marxisme lui-même) qui ont compté dans la vie politique et intellectuelle, en France et ailleurs, exerçant une influence considérable, d’abord souterraine, puis ouverte à partir de 1968. Sur le plan philosophique, plus tard, par une activité multiforme, à la croisée de plusieurs domaines : philosophie de l’histoire, épistémologie, psychanalyse, économie…
 

Sur Castoriadis et la technique

Pierre Dumesnil,

 (...) “Classer” Castoriadis dans une filiation philosophique déterminée serait nier sa volonté fondatrice qui n’est certes pas ignorance ni dédain de la tradition mais qui s’en écarte par la constante centralité “architectonique” donnée dans tous ses écrits à ce qu’il appelait ses “idées mères” : l’imaginaire radical du sujet singulier, l’imaginaire social instituant, le social-historique comme mode d’être irréductible au physique ou au biologique et, au centre du centre, la création humaine. Cette centralité et radicalité donnée à la création distingue Castoriadis de ce qu’il nommait la “philosophie ou pensée héritée” et, sans doute aussi, constitue ce qui nous est le plus difficile à saisir et à admettre pleinement. C’est à cette “saisie” que je m’essaierai dans l’examen de ses positions sur la technique. Je ne m’attacherai donc pas à évaluer précisément ce qui sépare Castoriadis de Platon, d’Artistote, de Marx ou de Heidegger sur cette question, mais à approfondir la compréhension de ce que veut dire création pour Castoriadis via sa conception philosophique de la technique et à en tirer les conséquences. J’examinerai aussi ce que sont les conditions ou contraintes de cette création et je terminerai par quelques considérations plus politiques.

 

Pour lire le texte intégral:
http://perso.wanadoo.fr/.pierre.dumesnil/CCCIP.pdf 

 

 

Extrait d’une interview sur France Inter

12/03/2006

Entretien de Castoriadis avec  Daniel Mermet  dans le cadre de l’ émission Là bas si j’y suis, le 25 novembre 1996, à l’occasion de la sortie de La montée de l’insignifiance. Le texte intégral de cette discussion est repris dans un petit volume publié aux éditions de l’Aube sous le titre Post-scriptum sur l’insignifiance.
 

Voir une série de photos de Castoriadis

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Texte de Pierre Vidal-Naquet lu lors de la cérémonie funéraire

Hommage a Cornelius Castoriadis

Pierre Vidal-Naquet, 01/01/1998

L’homme qui vient de disparaître après trois mois d’agonie, c’est-à-dire de combat, occupait sur la scène intellectuelle, en France, en Grèce et dans le monde un rôle capital et que rien ni personne ne pourra remplacer.