jeudi 09/09/2010
Pierre Dumesnil,

 (...) “Classer” Castoriadis dans une filiation philosophique déterminée serait nier sa volonté fondatrice qui n’est certes pas ignorance ni dédain de la tradition mais qui s’en écarte par la constante centralité “architectonique” donnée dans tous ses écrits à ce qu’il appelait ses “idées mères” : l’imaginaire radical du sujet singulier, l’imaginaire social instituant, le social-historique comme mode d’être irréductible au physique ou au biologique et, au centre du centre, la création humaine. Cette centralité et radicalité donnée à la création distingue Castoriadis de ce qu’il nommait la “philosophie ou pensée héritée” et, sans doute aussi, constitue ce qui nous est le plus difficile à saisir et à admettre pleinement. C’est à cette “saisie” que je m’essaierai dans l’examen de ses positions sur la technique. Je ne m’attacherai donc pas à évaluer précisément ce qui sépare Castoriadis de Platon, d’Artistote, de Marx ou de Heidegger sur cette question, mais à approfondir la compréhension de ce que veut dire création pour Castoriadis via sa conception philosophique de la technique et à en tirer les conséquences. J’examinerai aussi ce que sont les conditions ou contraintes de cette création et je terminerai par quelques considérations plus politiques.

 

Pour lire le texte intégral:
http://perso.wanadoo.fr/.pierre.dumesnil/CCCIP.pdf 

 

Séminaires 1986-1987, La création humaine I
Christophe Premat, 28/02/2006

Il est des surprises dont on souhaiterait qu’elles se produisent plus souvent. L’édition des séminaires de Castoriadis à l’EHESS (1986-1987) en est une, d’autant plus qu’une dizaine de volumes concernant les autres années pendant lesquelles Castoriadis a enseigné, y est attendue. Ces séminaires, loin d’être des cours magistraux administrés sur quelques notions-clés de la philosophie, entrent en résonance avec le reste de l’œuvre de Castoriadis, comme pour engager un dialogue (certes, les séminaires n’ont pu être reconstitués que grâce aux notes de certains élèves) portant sur l’ensemble de son parcours philosophique et politique. Ces séminaires ne sont pas non plus une digression sur des thèmes que l’auteur a abordés, mais tournent plutôt autour de l’idée énigmatique de la création imaginaire propre à l’homme.

pour lire le texte intégral :
http://www.sens-public.org/article.php3?id_article=186 

Jerôme Jamin,

Mieux que personne, le philosophe et politologue Cornelius Castoriadis a défini la démocratie et ses conditions de possibilité. Décédé en 1997 |1|, le penseur français d’origine grecque a passé une bonne partie de sa carrière à confronter la démocratie comme projet et surtout comme idéal, avec le régime démocratique comme réalité concrète et terre-à-terre, un régime parfois « bassement » procédural.

Pour lire le texte intégral:
http://politique.eu.org/archives/2005/06/9.html 

On peut également consulter du même auteur les articles :

http://www.parnasse.org/m/articlespdf/1.pdf
http://www.parnasse.org/m/articlespdf/3.pdf

ainsi qu’un entretien :
http://www.ulg.ac.be/le15jour/153/troisquestions.shtml

 

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